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lundi 1 avril 2013

L'Eclat de Cristal et Les Torrents d'Argent, de R.A. Salvatore




Rappelez vous, j'avais beaucoup aimé la trilogie de l'Elfe Noir, du même auteur.

Cette trilogie ci (dont je n'ai lu que les deux premiers) se passe quelques années après les événements de Terre Promise.

Par contre, elle a été écrite avant l'Elfe Noir. Ça se sent tellement que s'en est douloureux.
Bon, je veux bien que ce soit parmi ses premiers romans... Que tout n'était pas forcément au point à l'époque...
Mais sérieusement, un petit effort quoi!
L'écriture fait le yo-yo entre un style direct, assez proche de celui de l'Elfe Noir, et des descriptions qui tentent péniblement d'imiter Tolkien.
Le scénario est visiblement déterminé à utiliser tous les clichés possibles les uns après les autres, sans trop se soucier de cohérence.
Les personnages sont des coquilles vides, seul Drizzt semble avoir l'ombre de l'épaisseur qu'il aura dans les romans suivants.

Bref, il faudra de gros efforts pour me convaincre de lire d'autres livres de cet auteur.



dimanche 24 mars 2013

La Loi des Mäles (t.4 des Rois Maudits), Maurice Druon





Résumé :
Juin 1316. Louis X le Hutin vient de mourir empoisonné. Pour la première fois depuis trois cents ans, un roi capétien disparaît sans qu'un fils lui succède. Ce quatrième volume des Rois maudits fait revivre les luttes acharnées qui vont être livrées afin de s'emparer de la Régence. C'est le frère du roi mort, le comte de Poitiers, qui l'emportera. Pour préparer son accession au trône, il s'appuiera sur une certaine loi salique, cette " loi des mâles ", en vérité adaptée pour la circonstance, qui constituera désormais le règlement de succession de la monarchie française. La disparition du fils posthume de Louis le Hutin permet au comte de Poitiers de devenir Philippe V, dit le Long.

Mon avis :
Mon avis sur ce tome ne change pas beaucoup de celui des livres précédents (t.3, t.1&2) : j'aime toujours énormément, et pour les mêmes raisons.

Alors quoi de spécial dans ce tome?
En gros, tout est de plus en plus accablant : les petites erreurs, les calculs à court terme de tous ces nobles qui creusent leur tombe sans le savoir, et préparent la guerre de cent ans en croyant sauver la France...
L'enchainement de circonstances est tel que j'ai du mal à croire qu'il s'agit d'Histoire!

Je vais sans doute faire une petite pause avant de me jeter sur le tome 5, il ne me reste plus que 2 tomes! Ils sont si vite lus!
J'avais beaucoup aimé la reine d'Angleterre dans le tome 1, et d'après le titre le 5 devrait nous ramener auprès d'elle...


vendredi 15 mars 2013

Les Poisons de la Couronne (t.3 des Rois Maudits) de Maurice Druon



Résumé : 
Les Poisons de la Couronne ressuscite, presque jour par jour, les conflits, les intrigues, les haines et les crimes du règne de Louis X le Hutin, qui ne dura que dix-huit mois, mais dont les conséquences devaient être capitales pour la monarchie française. Lorsqu'il meurt empoisonné, en juin 1316, c'est la première fois depuis plus de trois siècles qu'un roi de France décède sans laisser un héritier mâle.

Mon avis : 
C’est grâce a la petite piqûre de rappel de GRRM que je suis enfin revenue a cette série dont j’avais adoré les deux premiers tomes.
Pas de déception donc dans ce 3eme livre, on reste dans la même veine que les deux précédents, dont le seul défaut était d’être bien trop courts. Heureusement, il en reste encore trois a savourer.

On se concentre ici sur le règne de Louis X, qui mérite de plus en plus son surnom peu glorieux de Hutin, et sur les intrigues de la comtesse Mahaut de Philippe de Poitiers.
On remarie le roi, on tente de faire la guerre aux Flandres, on se rebelle en Artois…
Et surtout, on tente de garder le Trésor a flot. Pas facile avec un roi comme le Hutin.

Druon amène vraiment ses personnages a la vie, les doués et les incompétents, les justes, les intrigants… L’impact des petites histoires des puissants sur la grande Histoire est presque effrayant.
La France du XIVeme siècle est a la fois familière et complétement différente, et j’adore en apprendre plus a chaque tome : saviez vous comment on organise un ost royal? Comment on élit un pape? (bon, ok, vu actualité…) Et la question essentielle de la série : qui paye quoi?

Le “plus” que j’adore vraiment dans la série, c’est la façon dont l’auteur intègre pleinement les finances du royaume dans son intrigue. Notre époque n’a rien inventé, les rois de France aussi ont des problèmes de budget! Intégrer les banques Lombardes dans l’intrigue, c’est pour moi la touche de réalisme qui me fait adhérer complètement.

J'entamerai sans doute la suite très prochainement.


samedi 9 mars 2013

La Horde du Contrevent, Alain Damasio

Résumé :
Ils sont vingt-trois, forment la trente-quatrième Horde du Contrevent et ont entre vingt-sept et quarante-trois ans. Dans un monde balayé par les vents, ils ont été formés depuis l'enfance dans un seul but : parcourir le monde, d'ouest en est, de l'Aval vers l'Amont, à contre-courant face au vent, à travers la plaine, l'eau et les pics glacés, pour atteindre le mythique Extrême-Amont, la source de tous les vents.
Tous différents mais tous unis, ils forment une horde autonome et solidaire, qui avance dans un seul objectif, luttant constamment contre le vent. Profitant du savoir et de l'expérience de huit siècles d'échecs, on la dit la meilleure et l'ultime Horde, celle qui atteindra enfin l’Extrême-Amont.

Mon avis :
Je suis entrée dans ce roman, assurée de toutes parts que c'était LE roman à lire, génial, superbe, et autres superlatifs qu'on rencontre si souvent sur les blogs, bref, j'allais me régaler...

Sauf que, pas vraiment.

J'ai péniblement lu la moitié du livre, continué un peu en trainant des pieds, avant de m’arrêter, je crois, vers les trois quarts.

Ça me fait de la peine, après toutes les bonnes choses qu'on m'en a dit, mais il faut bien que je donne mon ressenti à moi : j'ai trouvé ce livre insupportable.

Oh, pas dans l'écriture en elle-même, qui est très jolie et souvent surprenante. En fait tout était très bien parti, avec une histoire sympa, quelques trucs en plus (pages numérotées à l'envers, les signes en haut des chapitres...), et tout et tout...

Trop. Le roman est insupportable de prétention ouh que j'écris bien oh regarde comme mes idées sont originales oh regarde mes personnages ce sont pas des héros hein regarde mais c'est pas leur faute ils ont eu une enfance difficile et mettre les noms en haut des chapitres c'est trop GRRM pour moi moi je met des petits signes surtout pas comme les autres je fais pas dans la facilité moi si tu t'y retrouve pas c'est juste que t'es une feignasse de lecteur* eh t'as vu j'écris bien quand même chaque personnage différemment qu'est-ce que j'écris bien pas vrai hein que j'écris bien hein hein hein hein

D'ailleurs ça commence bien, dès la première page : “Damasio écrit peu, par exigence”. Ben voyons. Excuse les autres de publier plus, mais où est passée l'éthique dans ce métier?

En gros je pensais me régaler d'un bon roman, quand soudain l'auteur est arrivé pour gueuler MANGE LE C'EST BON POUR TOI!!!! et j'aime pas quand on veut me forcer quelque chose dans l'estomac.

Dans un sursaut de curiosité, j'ai voulu savoir si la fin était bien celle que je prévoyais depuis le début. Visiblement, oui.

Je ne nie pas les qualités littéraires du texte. Mais de là à en faire un monument, on va se calmer, et surtout on va calmer l'auteur. Un seau d'eau froide devrait faire l'affaire.

Désolée pour ceux qui ont tant aimé. Je vous avoue que la question de faire une chronique ou pas m'a turlupinée pas mal de temps, mais je pense que ça me fera du bien de la sortir, cette chronique.

En Bref: 
Les aventures de 23 fanatiques qui se croient des héros dans le pays des trucs bizarres.
Bien écrit, bien pensé, ça plaira sans doute a beaucoup de monde (c'est très joli, tout ça) mais pas à moi.




* J'exagère on s'y retrouve très bien, mais l'auteur a l'air d'en faire un tel choix stylistique de la plus haute importance alors que, bordel, tu mets juste des p'tits signes en haut des chapitres.

mardi 4 septembre 2012

Shades of Milk and Honey, Mary Robinette Kowal

 Pas de traduction française à ma connaissance
L'auteur fait partie du podcast Writing Excuses, qui donne chaque semaine des conseils d'écriture (en anglais).

Résumé : 
Quel fan de Jane Austen et de fantasy n'a pas rêvé de rajouter un peu de magie dans ces romans d'amour? Mary Robinette Kowal l'a fait.
Le Glamour, art de créer des illusions, est un des arts féminins dont la maîtrise, comme le piano ou le dessin, désigne la femme accomplie. Jane Ellsworth y excelle. Mais hélas, elle manque de beauté, et s'achemine peu à peu vers le statut de vieille fille. Ce n'est pas le cas de sa jeune sœur Melody, peu douée pour les arts, mais jolie et pleine de vie.
Résignée, Jane tente d'arranger les affaires de cœur de sa sœur... Mais contre toute attente, c'est elle qui va vivre une histoire d'amour.


Mon avis :
J'ai acheté ce livre sans trop savoir à quoi m'attendre, pour lire quelque chose de chaque membre du podcast Writing Excuses (il ne me manque plus que Dan Wells).
Le but de ce roman est de faire une histoire à la Jane Austen, avec un élément de fantasy en plus. Théoriquement, ça devrait me plaire.

Le pari est à moitié réussi : on retrouve bien l'ambiance des histoires d'amour à la campagne de Jane Austen, les mots et les phrases d'époque... Mary Robinette Kowal arrive à y ajouter, avec plus de réussite même que Jane Austen, la frustration d'une jeune femme qui n'a le choix que de devenir un "ornement" de plus dans la maison de son mari, ou de rester une veille fille et une charge pour sa famille, sans nous surcharger de critique de la société...
Par contre, on passe presque totalement à coté du coté satyrique des romans de Jane Austen, de l'humour propre à cet auteur. Sans doute parce que l'histoire, vers la fin du livre, se détache du modèle pour nous donner une scène d'action à laquelle je ne m'attendais pas du tout.

J'étais curieuse de voir ce que l'auteur ferait avec le "glamour", la magie qu'elle a intégré dans le monde de Jane Austen. Le système est intéressant : il permet de créer des illusions, ce qui fait que cet art est devenu un art féminin au même titre de le dessin : il sert à décorer la maison... Mais Jane découvre vite que l'ont peut faire des choses bien plus intéressantes avec.

En bref : Malgré beaucoup de très bonnes idées, M. R. Kowal n'a pas réussi à m'emporter dans son univers. Je me suis un peu ennuyée, et j'ai été très déçue de l’absence de l'humour de Jane Austen. Je n'ai pas non plus apprécié le brutal changement de ton et d'atmosphère à la fin du livre.
Une lecture sympathique, mais sans plus.


lundi 3 septembre 2012

La trilogie des Harpistes, de Anne McCaffrey







Le chant du Dragon    Le Chanteuse-Dragon de Pern     Les Tambours de Pern



Résumé : A la mort de Petiron, son mentor et harpiste de Demi-Cercle, Menolly se retrouve seule musicienne du fort, et se voit chargée de continuer l'éducation des enfants. Mais voila, une fille harpiste, c'est impensable, et lorsqu'un nouvel harpiste sera envoyé, il lui faudra cesser ces histoires de musique, et s'occuper de choses sérieuses et convenables.
Incapable d'abandonner sa passion, Mellony choisit de s'enfuir du fort, malgré les fréquentes chutes de Fils. Dans la grotte où elle se réfugie, elle découvre une couvée de lézards-de-feu, des créatures que tous croyaient légendaires...


Mon avis :
J'ai choisi de lire Le Chant du Dragon (puis les deux autres livres) pour entrer, disons, en douceur, dans l’œuvre de Anne McCaffrey, dont on m'avait beaucoup parlé.
Ses livres les plus connus sont une série de 16 livres (et des nouvelles...), appelée le Cycle de Pern. On se perd vite là dedans, j'ai donc été très contente d'apprendre que parmi ces livres se trouvait une trilogie plus ou moins indépendante : celle des Harpistes. Plus orientés jeunesse, ces trois livres se déroulent en parallèle des événements du reste du cycle.
Je suis ravie d'avoir fait ce choix, puisque la trilogie, en particulier le premier tome, a été un véritable coup de cœur.

Un coup de cœur, d'abord, pour le personnage de Menolly. Menolly a une passion qui est plus qu'une passion : c'est sa raison de vivre et sa seule place dans le monde. Malgré sa timidité et son manque de confiance en elle, elle arrive à s'accrocher à ce qui lui est le plus précieux.
Autour d'elle, des personnages tout aussi marquants : sa famille, les dragonniers, mais surtout les harpistes (Piemur bien sur, mais mon préféré est le Maitre Harpiste Robinton). Sans oublier les lézards de feu, petits cousins des dragons, qui peuplent les trois tomes...

Coup de cœur ensuite pour le monde de Pern, avec ses Fils qui tombent du ciel, combattus par des dragons partageant avec leurs dragonniers un lien télépathique. Les Harpistes, sur lesquels se centre cette trilogie, sont responsables de l'éducation des enfants et servent de conseillers et de gardiens de l'Histoire de Pern.
L'immersion est d'autant plus grande qu'Anne McCaffrey ne perd pas son temps à expliquer le fonctionnement de Pern, le lecteur est prié de suivre comme il peut (ce n'est pas parce que les livres sont au milieu du Cycle de Pern : le premier tome, que j'ai lu, n'est pas plus explicite). On aura juste droit à une carte assez illisible et à une préface résumant le premier tome du cycle, Le Vol du Dragon (du moins dans mon édition).

Ce qui m'a frappée, surtout dans le premier tome, c'est l'atmosphère assez douce de l'histoire. Tandis que les dragonniers se chargent de l'Histoire de Pern, cette trilogie ne suit qu'une petite musicienne. J'ai beaucoup apprécié cette impression de calme, loin de la fantasy des batailles épiques. On sent juste assez le reste du monde en arrière plan pour avoir envie de lire tout le cycle...

Le troisième livre, Les Tambours de Pern, est un peu à part. Trois ans après le 2eme tome, on ne suit pas Menolly mais Piemur. Celui-ci est entré chez les Harpistes très jeune pour sa voix de soprano, mais quand il finit par muer, il lui faut se trouver une nouvelle place... J'ai trouvé l'histoire moins prenante que dans les deux premiers livres, mais on en apprend beaucoup plus sur la politique et sur Pern en général.


En Bref : J'ai adoré! L'atmosphère, les personnages, le monde, tout m'a plu. L'histoire, un peu gentillette (ça reste du jeunesse) m'a beaucoup touchée.
Je me suis déjà procuré les trois premiers tomes du cycle de Pern, j'espère qu'ils me plairont autant!



Un lien utile pour s'y retrouver dans le cycle : le petit guide de Pern de Vert

vendredi 22 juin 2012

La Malédiction des Pharaons - Elizabeth Peters

2eme tome des aventures d'Amelia Peabody
spoilers pour le tome précédent (chronique ici).
Je vous met encore la couverture colorée, parce que j'aime les couvertures colorées :p
Mon propre exemplaire se présente sous la forme d'électrons courant de transistor en transistor sur ma superbe liseuse.


Résumé :
En Égypte, Sir Henry Baskerville fait une découverte que l'on espérait plus : une tombe, qui ne semble pas avoir été pillée!
Hélas, à peine la tombe ouverte, l'archéologue meurt dans d'étranges circonstances, un cobra royal tracé sur son front. Les accidents se multiplient sur le site de fouilles. Le pharaon aurait-il maudit les étrangers venus profaner sa sépulture?
Pendant ce temps, Amelia Peabody devenue Mrs Emerson et son mari s'ennuient ferme dans la campagne anglaise, jusqu'à ce que Lady Baskerville vienne leur proposer de continuer les travaux de son mari...


Mon avis :

J'espérais bien retrouver dans ce livre ce qui m'avait fait adorer le tome précédent, pari réussi :
Peabody est aussi peu aimable, aussi pleine de mauvaise foi, aussi drôle qu'avant.
Son fils Ramsès semble suivre le même chemin...

Pourtant je n'ai pas été aussi enthousiasmée par ce tome que par le premier.
L'humour était au rendez-vous tout au long du livre, mais l'intrigue en elle-même ne m'a pas parue aussi prenante.
L'histoire d'amour n'est pas aussi captivante, mais surtout, il manque un petit quelque chose à l'énigme. Pour une histoire de meurtre, j'ai trouvé la tension assez molle, l’enquête trop peu développée pour que le lecteur puisse suivre et trouver le coupable avec les personnages.

Les personnages sont aussi bien vus que dans le premier tome, même si j'ai trouvé Emerson un peu moins captivant que quand il était célibataire ;)
On regrette l’absence de Ramsès dans l'intrigue centrale, mais pas de panique! Il sera en Égypte avec ses parents pour le prochain tome.

Bref, une lecture agréable malgré une intrigue un peu plus molle que le premier tome : on ouvre le livre plus pour rire des réflexions de Peabody que pour dénouer le mystère... Dommage, mais je compte bien donner encore une chance à Elizabeth Peters et lire le tome trois! Avec Ramsès dans l'histoire, on peut espérer retrouver une tension à la hauteur du premier tome.




dimanche 6 mai 2012

A comme Association, t.7, Car nos coeurs sont hantés, d'Erik L'Homme

Je renonce plus ou moins à faire une chronique pour les livres précédents - je les adore, mais ma lecture commence à dater. Je ferais sans doute un article ou une vidéo générale une fois la série finie.

Lu en lecture commune avec : Sevmarguerite, Tousleslivres, Pimousse4783 (chronique des t.1 à 7), syx2005, Iani

Spoilers pour tous les tomes précédents


Résumé :
Rentré chez lui accompagné de Nina, la jolie agente stagiaire, après ses péripéties du tome précédents, Jasper à droit à une petite nuit de repos. Après quoi les affaires reprennent : loups-garous, vampires, chamane de Sibérie, Mlle Rose version Lara Croft et Walter trop bien habillé, accompagnés d'un Jean-Lu un peu à la ramasse et de Fafnir toujours fidèle au poste.


Mon avis :
Et voilà, c'était l'avant dernier tome de la série.
Je suis un peu triste que ça se finisse, mais d'un autre coté, je sens qu'il était temps (j'y reviendrai).

Encore une fois, ce qui me frappe le plus, c'est la rapidité de lecture. Un livre tout riquiqui, écrit gros, que j'ai du lire en 1h30 à peu près. C'est peu quand on a 4h de train devant soi!^^
J'y reviendrai sans doute dans un récapitulatif pour la série, mais les livres sont tellement courts que j'ai du mal à les voir comme des tomes différents - on dirait plutôt un feuilleton avec quelques chapitres de temps à autre.

Pour ce qui est de ce tome : alléluia, ON AVANCE!
Depuis quelques tomes, malgré la tonne d'action, j'avais l'impression que l'intrigue patinait et qu'on apprenait rien de nouveau. Dans ce tome, enfin, Jasper réunit les indices qu'il avait déjà, qui avec quelques nouveaux lui permettent de se mettre à peu près à jour sur ce qui se trame, dans l'Association et au dehors.
On est prêts pour le grand final.

Pour ce qui est des révélation elles-mêmes, pour ma part j'en voyais venir une partie (Otchi, le pourquoi des attaques sur Ombe et Jasper), alors que d'autres ont été assez surprenantes (les meurtriers du Sphinx, quoi qu’avec le recul...). Je suppose que comme les livres ne sont pas écrits pour ma tranche d'âge, c'est normal que je voie les indices à l'avance, mais j'ai trouvés frustrants les tomes précédents, puisque Jasper ne voulait absolument pas comprendre...
J'ai été un peu déçue par la façon dont Erik l'Homme révèle certaines choses : alors que les indices dans les tomes précédents étaient assez subtils mais suffisants, ici elles sont révélées cash, presque sans que Jasper aie à réfléchir (ex : l'odeur de soufre sentie par le loup-garou, l'explication de la présence d'Ombe...). C'est un peu trop facile (et évident) à mon goût.
Visiblement Jasper n'a pas encore tout compris, et certaines explications m'ont parues un peu bancales, j'espère que le dernier tome solidifiera le tout.

J'ai été contente de retrouver tous les personnages, même si Ombe me manque toujours (sa voix, ça suffit pas).
Jasper est assez fidèle à lui-même : il s’inquiète pour les choses les moins cruciales (genre Nina), il fait des blagues pourries (un peu moins maintenant, ce qui ne me dérange pas)...
J'aime beaucoup le voir faire ses sorts et parler elfique (avec traduction!), le clin d'oeil au Seigneur des Anneaux me plait toujours autant. Par contre, j'ai l'impression que l'auteur éloigne de plus en plus Jasper de sa magie depuis qu'il utilise Fafnir pour tout. J'aime beaucoup cette petite bête, mais j'aimais bien voir Jasper préparer ses sorts.
Toujours aussi énigmatique, Otchi me plait beaucoup. J'ai l'impression qu'on va le revoir, et je l'espère fortement!
Et j'ai toujours su que Mlle Rose était une super-héroïne!
J'espère que son démon dans le miroir sera important au prochain tome. Pour l'instant il me donne la désagréable impression de n'être là que pour faire parler Mlle Rose...

Quant à Nina, franchement... Je n'arrive vraiment pas à m'habituer à elle. Elle semble n'avoir aucune présence (c'est peut être du à son pouvoir), et comme je n'arrive pas à croire qu'elle soit si vide, je me demande toujours si elle n'a pas un plan que nous ignorons, une raison particulière pour vouloir suivre Jasper partout... Je me demande si Erik L'Homme avait prévu de lui donner une telle place avant la mort de Bottéro (et d'Ombe)?

Et puis où diable sont les trolls? Ils me manquent!



En Bref : 
Trois dragons. J'aime beaucoup la série, et ce tome ma particulièrement plu : il était temps qu'on avance enfin! On a droit à toutes les révélations nécessaires pour le grand final du prochain tome.
J'attends la suite avec impatience, mais aussi un peu d'angoisse, car vu certaines faiblesses des derniers tomes, j'ai peur que la fin ne soit pas à la hauteur du début.


dimanche 8 avril 2012

Challenge Classiques : Ceux que j'ai déjà lus

Dans l'esprit de l'article sur le challenge fantasy, voici un récapitulatif des livres du Baby-challenge Classiques que j'ai déjà lus.

L'avis général est ici plus nuancé que celui sur les livres fantasy, comme vous allez le voir... Certains se classent parmi mes livres préférés, d'autres... moins.






Orgueil et Préjugés et Persuasion, de Jane Austen

Jane Austen fait partie de mes auteurs préférés. J'ai relu Orgueil et Préjugés je ne sais pas combien de fois, et j'adore toujours l'humour de l'auteur, qui se moque des meurs de son époque tout en nous donnant de belles histoires d'amour.
J'ai un peu moins aimé Persuasion par rapport à Orgueil et Préjugés, mais la plume reste la même, ce sont tous les deux de très bons romans.
Ne vous fiez pas à la longueur de ce paragraphe, allez découvrir ce chef-d’œuvre!





Jane Eyre, de Charlotte Brontë

Encore un de mes livres préférés, lus et relus.
Comme pour Jane Austen, je ne m'attendais pas à aimer ce genre de romans... et pourtant!
Dans Jane Eyre, j'aime particulièrement les descriptions de la lande, et l'héroïne qui va si bien avec le paysage. On s'identifie très vite à Jane, mal-aimée mais toujours droite et honnête à sa façon, même si ça doit lui couter son bonheur. C'est un plaisir de voir ses dons et son caractère enfin reconnus pour ce qu'ils sont. J'aime aussi cette façon qu'a Jane de s'adresser directement au lecteur : "Dear reader..." pour lui parler de ses états d'âme. C'est agréable d'avoir une histoire d'amour entre une gouvernante austère et un homme aigri par le vie. Si ni l'un ni l'autre ne sont les héros auxquels on s'attend dans un roman d'amour, on finit par voir au delà des apparences, on s'attache complètement à ce couple étrange.

J'ai lu une bonne partie des romans des sœurs Brontë, et tous m'ont beaucoup plu, sauf les Hauts de Hurlevent, auquel j'ai du faire une réaction allergique^^






Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand

Lu pour les cours, imposé par une prof dont les idées de lectures obligatoires n'étaient pas toujours brillantes....
Autant dire que je ne m'attendais pas à ce que Cyrano de Bergerac devienne un de mes livres préférés.
J'ai été complètement séduite par les personnages, l'histoire, mais surtout l'écriture : les vers coulent de source, on ne sent plus les alexandrins, comme si c'était ainsi que parlait naturellement Cyrano, on en ressort même en pensant en alexandrins!
En y repensant, c'était une très bonne idée de faire lire ce livre à des adolescents. Ça m'a fait du bien, je pense, de lire les aventures d'un personnage brillant, mais totalement complexé par son physique. Beaucoup d'entre nous ont du s'identifier à lui.






Les petites filles modèles et Les malheurs de Sophie, de la comtesse de Ségur

Depuis ma première lecture des petites filles modèles, j'ai passé mon enfance à lire la comtesse de Ségur. C'était tellement tôt dans mes expériences de lectrice que j'oublie souvent à quel point j'adorais ces romans. Au collège, j'ai découvert que le CDI possédait la quasi-totalité de ses œuvres, et j'ai dévoré celles que je n'avais pas encore lues en quelques mois.
Maintenant, ces lectures sont tellement loin que j'ai du mal à m'en souvenir... J'ai beaucoup aimé les petites filles modèles, ainsi que (autant que je m'en rappelle) le Général Dourakine, Nouveaux contes de fées et Mémoires d'un Âne.
J'aimais bien les dialogues présentés un peu comme une pièce de théâtre, et le "vieux français" (oui à l'époque je lisais plein de vieux trucs et j'étais persuadée que je savais lire le vieux français, il a fallu une étude du Roman de Renart en 6eme pour me détromper... N’empêche que j'étais la seule dans la classe à comprendre vaguement de quoi ça parlait^^)
Le seul, l'unique, que je n'ai pas apprécié? Les malheurs de Sophie. Car, voyez vous, je m'appelle Sophie. Depuis toute petite on me tanne pour que je le lise, et quand j'ai enfin pris mon courage à deux mains pour le faire, j'ai été horrifiée à la fois par les cruautés de Sophie et ses punitions. Je n'ai pas encore fini le livre^^. Je resterai donc avec Sophie telle qu'elle est dans les petites filles modèles.






Le Comte de Monte Cristo, t.1, d'Alexandre Dumas

Je n'ai lu que le tome 1, en le piquant à mon père. Et honnêtement... ben, bof.
J'ai bien aimé le début de l'histoire, et puis, avec l'emprisonnement de personnage principal, l'histoire est devenue tellement looooongue....
Après l'évasion, j'ai cru être délivrée de mon ennui... Raté, je n'ai pas réussi à m'accrocher à l'histoire. En plus des longueurs, elle ne semblait pas vouloir nous donner de fil directeur, ni de personnages particulièrement intéressants.
Dommage, car j'avais bien apprécié le début, et on sent tout du long le potentiel du roman... Peut être que le 2eme tome est meilleur? Je ne pense pas essayer de si tôt.
En tout cas j'ai préféré ce livre aux Trois Mousquetaires, ce qui est déjà ça.




Les trois mousquetaires, d'Alexandre Dumas

D'accord, je n'avais pas lu ce livre avant 2012, mais vu le peu de choses que j'ai à en dire, autant le caser ici.
La lecture a été longue (un mois) et franchement pas plus intéressante que ça.
Le plus? Dumas trouve parfois de ces petites phrases qui me font éclater de rire. L'écriture en général est très jolie (sauf quand, parfois, l'auteur se laisse aller à un paragraphe de description lyrique qui n'ai clairement rien à faire là).
Ce qui m'a énervée, ennuyée, c'est l'histoire. Jusqu'au bout, j'ai trouvé l'histoire plate, sans fil conducteur, et les personnages soit fades, soit méprisables. Maintenant, quand on me dira qu'en Fantasy les personnages sont stéréotypés gentils/méchants, je prierai ces messieurs-dames d'aller lire les Trois Mousquetaires. Athos tente de tuer sa femme sans lui laisser même une chance? C'est quand même un homme noble au grand cœur. D'Artagnan couche partout, brise le cœur d'une femme et traite horriblement une autre? Allons, l'une n'est qu'une servante, l'autre est une méchante, et puis "les meurs en ce temps là étaient plus légères", hein, on va pas en faire un fromage... D'ailleurs, cette méchante, pourquoi est-elle méchante? Mais PARCE QUE, voyons! (A aucun moment les mousquetaires ne se posent cette question...) (bien sur ça n'a rien à voir avec le fait que l'un a tenté de l'assassiner, et que l'autre l'a horriblement trahie...). Et on finit dans la joie et la bonne humeur par un meurtre organisé que nos héros arrivent quand même à qualifier de justice.

J'ai quand même apprécié les chapitre où l'on suit Milady. Voila une femme forte, qui sait obtenir ce qu'elle veut. D'accord, ce n'est pas très moral, mais au moins personne n'essaye de nous faire croire que ça l'est...




Des souris et des hommes, de John Steinbeck

Lecture obligatoire en 2nde, ce fut un livre assez douloureux... Bien, bien trop sombre pour moi, à cette époque en tout cas. Ce livre m'a beaucoup dérangée, je crois même qu'il m'avait donné des cauchemars. Il doit y avoir un degré de réalisme que je ne supporte pas...
Rien à reprocher pour le reste, on peut dire que je suis complètement rentrée dans ce live... un peu trop à mon goût^^

Il mériterait peut-être une relecture, maintenant que j'ai un peu plus de recul.






Hamlet, de William Shakespeare

Pas grand chose à dire sur ce livre, lu il y a assez longtemps... J'ai toujours du mal à rentrer dans les pièces de Shakespeare, sans doute parce que je persiste à essayer de lire en anglais...
Il m'a fallu une étude en classe pour vraiment apprécier Macbeth, et je suppose qu'il faudrait la même chose pour cette pièce.

dimanche 12 février 2012

Mini-chronique pour livre de retard : Les Larmes de l'Assassin

Je vais faire une petite série de mini-chroniques, pour trois livres/séries qui trainent dans ma liste "chroniques à venir" depuis trop longtemps.
Ça fait maintenant plus d'un mois (parfois bien plus) que j'ai lu ces livres, et je ne m'en souviens plus assez pour en faire une chronique complète. En plus, cette longue liste de livres à chroniquer m'enlève un peu l'envie de bloguer. Pourtant, j'ai envie de vous en parler, parce  que je les ai vraiment aimés...


Alors, deux trois mini chroniques et hop, liste réduite, et on repart sur de bonnes bases ;)

Je ne vais pas argumenter, pas dire ce que j'aime et ce que j'aime moins, juste donner mon avis totalement subjectif. 


Les Larmes de l'Assassin, d'Anne-Laure Bondoux

 Un livre que j'avais remarqué il y a... 7 ans! (enfin je crois) Il faisait partie de la sélection pour le prix des collégiens, et sa couverture et son résumé m'avaient frappée. Je n'ai pas participé au prix cette année là, même si ce livre me faisait de l’œil. Je l'ai revu sur le net cette année, et j'ai fini par l'acheter.

Paolo vit avec ses parents dans une petite ferme perdue dans le désert froid tout au sud du Chili. Un jour arrive chez eux Angel Allegria, truand, escroc, tueur. Sans un mot, il égorge les deux parents. Mais quelque chose lui fait épargner Paolo... Tous les deux vont vivre ensemble sur cette ferme, rejoints plus tard par Luis.


On suit donc la vie de cet enfant, sur plusieurs années, aux cotés d'Angel et Luis qui deviennent en quelque sorte ses parents.


J'ai du mal à en dire plus sans tout raconter. C'est un livre très poétique, très doux, malgré la dureté de l'histoire elle-même.


Peut être plus vraiment pour mon âge... J'ai aimé, mais ce n'est pas un livre dont je me souviendrai toute ma vie.


Je suis contente de l'avoir lu, en tout cas. Après 7 ans, j'aurai regretté de le laisser sur l'étagère de la librairie!



Mini-chronique pour livre en retard : t. 1 et 2 des Rois Maudits

Voici une petite série de mini-chroniques, pour trois livres/séries qui trainent dans ma liste "chroniques à venir" depuis trop longtemps.
Ça fait maintenant plus d'un mois (parfois bien plus) que j'ai lu ces livres, et je ne m'en souviens plus assez pour en faire une chronique complète. En plus, cette longue liste de livres à chroniquer m'enlève un peu l'envie de bloguer. Pourtant, j'ai envie de vous en parler, parce  que je les ai vraiment aimés...


Alors, deux trois mini chroniques et hop, liste réduite, et on repart sur de bonnes bases ;)

Je ne vais pas argumenter, pas dire ce que j'aime et ce que j'aime moins, juste donner mon avis totalement subjectif. 


Les Rois Maudits - Le Roi de Fer et La Reine Étranglée, de Maurice Druon




J'ai appris l'existence de cette série historique sur le blog de George R.R. Martin. Celui-ci disait avoir été très influencé par cette série pour écrire le Trône de Fer. Comme si ça ne suffisait pas, ma mère m'a dit qu'elle avait aimé. Alors si Martin et ma mère sont d'accord...

Je n'ai pas été déçue!

Les romans racontent (de façon romancée, mais parait-il assez fidèle) l'histoire du roi Philippe le Bel et de ses descendants, appelés les rois maudits, et des premiers Valois.
Tout débute donc sous le règne de Philippe le Bel, souverain éclairé et réformateur. Il va commettre l'erreur de s'attaquer aux Templiers... Sur le bucher, le grand maitre de l'ordre le maudit, lui et tous ses descendants.
Malédiction divine ou coïncidence, Philippe meurt dans l'année, et la France sombre...

J'ai beaucoup aimé ces deux livres, les personnages sont impressionnants (à défaut d'être attachants... car peu d'entre eux ont un caractère aimable) et j'ai adoré les descriptions du vieux Paris, la géopolitique de l'époque, complexe et tellement différente (dur dur de reconnaitre notre pays!)

J'ai aussi aimé le style en général. Au niveau personnel, ça m'a fait plaisir de lire en français... Je lis beaucoup de fantasy, beaucoup en anglais, alors un bon livre historique avec une belle écriture française, ça m'a fait du bien!

Un petit bémol? Ces livres sont minuscules! J'ai l'habitude des pavés, et je n'avais pas assez de texte à me mettre sous la dent. Si il fallait comparer au Trône de Fer, Druon arrive à caser autant de choses en un tome que Martin, sauf que ses livres sont 4 fois moins épais! C'est à la fois une qualité et un défaut...



Mini-chronique pour livre en retard : t .1 à 3 du Trône de Fer

Voici une petite série de mini-chroniques, pour trois livres/séries qui trainent dans ma liste "chroniques à venir" depuis trop longtemps.
Ça fait maintenant plus d'un mois (parfois bien plus) que j'ai lu ces livres, et je ne m'en souviens plus assez pour en faire une chronique complète. En plus, cette longue liste de livres à chroniquer m'enlève un peu l'envie de bloguer. Pourtant, j'ai envie de vous en parler, parce  que je les ai vraiment aimés...


Alors, deux trois mini chroniques et hop, liste réduite, et on repart sur de bonnes bases ;)

Je ne vais pas argumenter, pas dire ce que j'aime et ce que j'aime moins, juste donner mon avis totalement subjectif.


Le Trône de Fer, de George R.R. Martin


J'en suis au tome 3! Je suis totalement fan de cette série.

Si je ne l'ai pas encore chroniquée sur ce blog, c'est d'une part parce que j'ai tellement de choses à dire que je ne sais même pas quoi dire, par où commencer, etc, et d'autre part parce que les derniers chapitres du tome 3...
Comment dire... La série est connue pour ses évènements imprévisibles, ses retournement de situation et son absence de pitié pour les personnages, mais à trois chapitres de la fin, folle que j'étais, je me croyais en sécurité... Il s'était déjà passé tant d'horreurs dans le bouquin... J'avais fini de pleurer pour un personnage mort trop tôt (un parmi un certain nombre...) et préparé toute ma petite chronique dans ma tête.
 Les derniers chapitres ont été un tel coup de poing dans le ventre que je n'ai pas eu le courage de publier...
Maintenant, j'ai eu le temps de me calmer, mais je ne me sens pas de faire une chronique complète : je ne voudrais pas faire les choses à moitié, et le faire en entier serait trop long ;)

Donc, je me contentai de dire une chose : cette série est magnifique et je la recommande à tous les fans de fantasy, et aux autres aussi!

Pour ce qui est du tome 4, je retarde la lecture parce que je n'ai pas envie d'acheter le 5 en grand format, j'attendrai la sortie du paperback (comme ça j'aurai une colec' harmonieuse!). Du coup je fais une pause dans le série, j'attends qu'une amie me rattrape, et j'aurai bientôt la saison 2 de Game of Thrones pour me faire patienter!



Lecture en anglais : des termes techniques/historiques (sur la guerre, l'armée, les vêtements etc) mais à part ça ça ne m'a pas paru très dur. Martin a un style assez direct, simple et efficace. Par contre le livre en lui-même est long et compliqué, peut être à éviter pour une première lecture VO^^



jeudi 9 février 2012

Les Hauts de Hurlevent, d'Emily Brontë

Lu en lecture commune avec : nane42, Chookette, LIZI, Isallysun, livromaniac, lamisscece, nekotenshi, LeeLoo, Candyshy
Désolée pour le retard les gens! 

Résumé : 
Orphelin, Heathcliff est élevé par dans la famille Earnshaw. Le fils, Hindley, le déteste, mais sa sœur Catherine en fait son compagnon de jeu, et il tombe violemment amoureux d'elle. Elle refuse de l'épouser. De ce jour, Heathcliff ne vivra plus que pour se venger de toute la famille des Hauts de Hurlevent - sans jamais oublier son amour pour Catherine.


Mon avis :
Depuis le temps qu'il trainait dans ma bibliothèque... J'apréhendais pas mal la lecture : on dit qu'il y a deux sortes de filles, celles qui aiment Jane Austen et celles qui aiment les Hauts de Hurlevent... Eh bien il semble que je suis définitivement de celles qui aiment Jane Austen.
Pourtant, j'avais beaucoup aimé les oeuvres des soeurs d'Emily Brontë : Jane Eyre, Agnes Grey, La Locataire de Wildfell Hall...

Je n'ai pas beaucoup aimé ce livre ci... Je me suis pas mal ennuyée, en fait. Je l'ai trouvé très long, sans doute à cause de la narration : le narrateur "principal" est un type dont on ne sait rien, qui ne fait rien, à qui il n'arrive rien... L'histoire est un énorme flash-back raconté par une servante, qui elle même raconte ce que d'autres lui ont raconté... Au final, je me suis sentie très lointaine de tous les personnages, puisque les uns ne font rien, tandis que les autres sont déjà morts à l'heure où on raconte leur histoire.
Du coup, j'étais trop détachée pour ressentir les émotions des personnages, ce qui rend certaines scènes assez ridicules, vu le décalage entre les violents sentiments des personnages et l'indifférence du lecteur.
J'ai eu beaucoup de mal à croire qu'une servante puisse si facilement confier tous les détails de sa vie et de celle de ses maitres à un étranger, que la jeune Catherine en passe de se faire gronder puisse elle aussi raconter sa vie à la servante (le tout avec de belles descriptions poétiques) et que Heathcliff se mette à disserter sur ses sentiments...

Pour ne rien arranger, j'ai trouvé la plupart des personnages soit détestables soit stupides, et souvent les deux à la fois. Heathcliff, bien sur, qui s'acharne sur deux générations d'Earnshaw et de Linton, Catherine mère, qui persiste à hurler que tout le monde est injuste avec elle alors qu'elle est odieuse avec tout le monde, Catherine fille qui ne s'aperçoit jamais qu'on la manipule... Même Ellen a fini par m'énerver : elle parle de toutes ces horreurs comme si elle n'avait rien à voir là dedans, elle la sœur de lait de Hindley, la nourrice de plusieurs des enfants... et elle aussi qui déclenche une bonne partie de ce qui arrive, avec sa langue bien pendue. Seul Hareton a réussi à vraiment m'émouvoir, avec son cœur sensible malgré ses difficultés.

Malgré l'ennui, j'ai bien aimé l'histoire en elle même. Dommage que je n'aie pas pu rentrer un peu plus dedans.
J'ai particulièrement aimé le dénouement, même si je l'ai trouvé un peu rapide, c'est mignon comme tout (ce qui tranche avec le reste du livre d'ailleurs) et je ne m'y attendais pas (je pensais que, peut être, le narrateur pourrait faire quelque chose avant la fin du bouquin...).


En Bref :
La lecture aurait peut-être été plus agréable si je n'avais pas été pressée par le temps, mais pas assez pour rentrer dans mes livres préférés. J'ai peiné à lire ce livre, j'ai failli abandonner, je n'ai pas pu rentrer dedans. Pas un mauvais livre, mais pas mémorable non plus, pour ma part.



Lire en anglais :
J'ai eu un peu plus de mal avec celui ci qu'avec la plupart des livres en VO. L'anglais est d'époque, donc il faut un vocabulaire un peu spécial.
Certains personnages parlent avec un fort accent du Yorkshire, et Emily Bontë l'a retranscrit à l'écrit, ce qui a rendu les discours de Joseph (par exemple) totalement incompréhensibles pour une bonne partie du livre, mais j'ai fini par m'y habituer.
Je ne sais pas si c'est l'auteur ou l'éditeur, mais j'ai remarqué pas mal de ponctuations absentes (j'ai l'édition "puffin classics")


Et de 10 pour le baby challenge classiques!

lundi 23 janvier 2012

Un Crocodile sur un banc de sable, d'Elizabeth Peters

 Ce livre est le premier de... 18 tomes avec la même héroïne! Heureusement, il se suffit à lui-même...

Résumé :
A trente ans passés, Amelia Peabody est et restera une vieille fille, et elle doit être la seule dans toute l'Angleterre victorienne à en être fière. Héritière d'une bonne fortune et passionnée d'archéologie, elle décide d’accomplir son rêve et d'aller voir l'Egypte. En chemin, elle embarque dans l'aventure la jeune Evelyn, et les deux femmes si différentes deviennent les meilleures amies du monde.
Leur voyage les mène au site de fouilles du palais d’Akhenaton, dirigé par le colérique Emerson et son frère Walter.
Et c'est là qu'une momie prend vie...

Mon avis :
Excellente surprise pour un livre acheté un peu au hasard!

Dès les premières lignes, j'ai été séduite par le personnage d'Amelia Peabody. Le livre est présenté comme étant son carnet de voyage. Elle raconte donc ses aventures à la première personne, ce qui permet d'apprécier au mieux son caractère de cochon, son humour et son indépendance d'esprit.
En route pour le Caire, Amelia rencontre Evelyn, jeune anglaise belle et romantique abandonnée par son amant. Pour l'époque victorienne, Evelyn a perdu tout honneur en acceptant de suivre cet homme. Négligeant toute bienséance, Amelia décide de la prendre sons son aile .
Par la suite, nous rencontrons les frères Emerson. Le cadet est l'homme parfait, son frère quelqu'un de colérique qui ne pense qu'a ses recherches archéologiques. Mais s'il y a bien quelqu'un qu'il ne fera pas plier, c'est Amelia Peabody!
J'ai beaucoup aimé les quatre personnages principaux, et leurs interactions : l'amitié touchante entre Amelia et Evelyn, les joutes verbales d'Amelia et Emerson, l'amour bêtement romantique entre Evelyn et Walter. Ils m'ont beaucoup fait rire, et j'ai tremblé pour eux dans les pires moments de l'enquète.

Si je doit trouver un défaut à ce livre, ce sera sans doute la lenteur du début de l'intrigue, mais une fois les choses mises en place on a droit à de l'action, de l'émotion! La momie chamboule ces respectables anglais et le lecteur adore.
J'ai aussi beaucoup aimé le cadre de l'histoire : dans le désert égyptien, au milieu des tombes des pharaons. L'auteur sait rendre à la fois l'atmosphère du pays et la passion des personnages pour l'égyptologie.
Il manque juste à ce livre un petit quelque chose pour en faire un coup de cœur...

J'ai du mal à écrire long sur les livres que j'ai vraiment aimés, je m'arrête là. A votre avis, qui est la momie et que veut elle? Walter et Evelyn se marieront ils et auront ils beaucoup d'enfants?

En Bref :
Une enquête au pays des pharaons, une héroïne inhabituelle mais si attachante et de l'humour anglais, tout est là...

Lire en anglais :
Un anglais un peu désuet pour coller à la période victorienne, mais rien de bien méchant...


jeudi 12 janvier 2012

Challenge Fantasy : ceux que j'ai déjà lus

Pourquoi cet article?
Je me suis inscrite à deux challenges livraddict, sur le thème de la fantasy et des classiques.
Et je me suis dit, c'est quand même pas juste pour les livres qui n'auront pas leur chronique, sous prétexte que je les ai déjà lus!
Surtout qu'ils méritent presque tous le Dragon d'or qui est la meilleure récompense que je donne sur mon carnet! Des chef-d’œuvres je vous dit!
Je ne vais pas faire des critiques en détail, juste m'assurer que ces superbes livres auront droit au moins à un petit paragraphe ici...
En espérant que ça vous donnera envie, si vous ne les avez pas encore lus.



Le Seigneur des Anneaux, de JRR Tolkien
Il y a huit ans, j'ouvrais le premier tome, en français, édition Folio Junior. Aujourd'hui mon exemplaire VO occupe la première place sur mon étagère (ne serais-ce que par sa taille... hum.) et c'est le premier livre que j'ai su que je devais amener avec moi dans mon logement d'étudiante. Ce n'est pas une lecture facile, surtout quand on est jeune, et au début je sautais allègrement les descriptions... Au fur et à mesure des relectures, j'ai appris à apprécier même les longues digressions sur l'herbe à pipe. Un livre vraiment beau, et si riche...

Pour les feignasses, les films sont bien aussi ;)
Je joue depuis plus d'un an au MMORPG le Seigneur des Anneaux en Ligne. Je vous invite à y jeter un coup d'oeil, si un MMO vous tente! Les paysages sont superbes, l'ambiance et les quêtes très respectueuses du livre (le jeu n'est pas basé sur les films!), on peut se balader de Bree à la Moria à la Forêt Noire... La communauté est mature et sympa (en tout cas sur le serveur RP où je suis) et le jeu est en F2P (gratuit avec certaines restrictions).

Livre à ne pas tenter en anglais si vous n'avez pas trop d'entrainement^^





Le Château de Hurle, de Diana Wynne Jones
Grande dame que Diana Wynne Jones. Je lui doit mes premiers contacts avec la fantasy, quand en CM1 la maîtresse nous a lu Ma sœur est une sorcière en classe. Ses romans sont tous intéressants, vivants... Des livres qui ne prennent pas les enfants pour des idiots, et qui du coup sont aussi agréables pour les adultes que pour eux. Elle en a écrit un très grand nombre, dont peu hélas traduits en français.
J'ai encore un de ses livres en PAL, alors vous entendrez à nouveau parler d'elle ici!
Diana Wynne Jones nous a quittés en mars dernier. Elle avait 76 ans, et elle écrivait toujours.
Le Château de Hurle n'est pas mon préféré de cet auteur, à la première lecture je l'avais trouvé un peu confus, mais il reste parmi les meilleurs. Je préfère Ma sœur est une sorcière, et j'ai un faible pour Power of Three, un livre dont je n'entend jamais parler, qui n'est pas traduit en français... mais qui reste mon chouchou.
Le Château de Hurle, c'est l'histoire de Sophie Hatter, jeune fille sans histoire qui attire sans savoir pourquoi la colère d'une sorcière, qui la transforme en veille femme. Désespérée, Sophie part à la recherche du magicien Hurle dans son château ambulant, en espérant qu'il pourra la délivrer.
C'est du Diana Wynne Jones, donc vous pouvez vous attendre à de l'action, du rire, des trucs loufoques (cf couverture...), bref, c'est génial.
Le challenge dit "tome 1", mais le livre ne fait pas vraiment partie d'une série, il a une vague suite Le Château des Nuages, assez peu lié à ce livre ci, et que pour ma part je n'ai pas apprécié plus que ça.

Le film de Miyazaki inspiré du livre, Le Château Ambulant, est très sympa, quoique assez différent du livre...

Pour qui veut se lancer en VO, je recommande ce livre, écrit pour les enfants avec un langage simple mais une histoire qui intéressera aussi les plus grands.



Les Mondes d'Ewilan, t.1, La Forêt des Captifs, de Pierre Bottero
Ce livre est un peu dans la même situation que La Château de Hurle : j'adore les bouquins de l'auteur, mais ce livre ci n'est pas mon préféré. C'est même sans doute celui que j'ai le moins apprécié de la triple trilogie La quête d'Ewilan - Les Mondes d'Ewilan - Le Pacte des Marchombres. Allez savoir pourquoi.
Je conseille à ceux qui ne l'ont pas encore lu de lire La Quête avant de vous lancer dans ce livre, je doute que vous compreniez quelque chose sans ça...
J'ai déjà fait une chronique sur une œuvre de Bottero, et j'en ferai bientôt une autre avec A comme Association. Après j'irai en emprunter d'autres à une amie.
Après le pavé sur DWJ, j'ai bien peur que ce paragraphe soit bien court... Pourtant Bottero mérite largement sa place dans le top de fantasy, et je ne peut que recommander la lecture de ses livres.
Bottero lui aussi nous a quittés trop tôt, en novembre 2009, dans un accident de moto...

J'ai commenté les films des deux autres, je ne peut que dire : à quand le film tiré, par exemple, du Pacte des Marchombres? Ou peut-être A comme Association, quand la série sera finie?






A la Croisée des Mondes, de Philip Pullman

J'ai lu cette série il y a longtemps (début collège) et je l'ai peu relue, alors j'ai du mal à trouver de quoi dire... J'avais trouvé l'intrigue complexe, mais certaines scènes et certains personnages sont restés et je peut vous dire que j'avais adoré ces livres...
L'héroïne, Lyra, orpheline, s'élève un peu toute seule au milieu des érudits d'Oxford. Elle est fascinée par le grand Nord et rêve d'aventures. Quand son meilleur ami et d'autres enfants d'Oxford disparaissent mystérieusement, Lyra part à leur recherche... Recherche qui va la mener loin, d'abord au grand Nord puis même à travers d'autres mondes...

Pas vu les films, et aucune envie de tenter...

Je n'ai pas le livre sous la main pour vous dire comment est l'anglais, mais je ne pense pas que ce soit trop dur...



Le Trône de fer, de George R.R. Martin

Ne passez pas à coté de cette série! Sans doute les meilleurs livres que j'aie lus depuis un bon moment! Les personnages tout en nuances, tous aussi travaillés les uns que les autres (et pourtant ils sont nombreux!), l'histoire réaliste comme il faut (on ne tombe pas dans le thrash que certains font pour faire "réaliste") et pleine de rebondissements incroyables, la magie subtile qui ne se dévoile que peu à peu au fil des tomes... Vous l'aurez compris, je suis totalement fan^^
5 tomes sur 7 parus en anglais.
J'ai fini le tome 3 il y a peu et je ferai une chronique un de ces jours...
Après une sanglante rébellion, Robert Barratheon s'est débarrassé du roi fou Aerys Targaryen et est monté sur le trône de fer. 15 ans plus tard, son ancien tuteur et Main du Roi (premier ministre) Jon Arryn meurt. Robert choisit alors comme nouvelle Main du Roi son ami d'enfance, Eddard Stark, seigneur du Nord. D'étranges nouvelles atteignent ce dernier : Jon Arryn aurait été assassiné, et par des gens très haut placés... Décidé à tirer cette affaire au clair, Eddard part pour la capitale. Mais régner sur les Sept Royaumes à la place de Robert (devenu ivrogne et paresseux) est bien plus compliqué que de gérer le Nord. Il lui faudra compter avec une multitude de factions qui intriguent pour la moindre parcelle de pouvoir.
Pendant ce temps, à l'Est, l'héritier des Targaryen exilé cherche une armée pour reprendre son trône, tandis que des rumeurs surnaturelles grandissent au nord du continent.

La saga a été adaptée en série télé par HBO, je vous encourage à aller voir cette version qui vaut vraiment le coup. On se retrouve en avril pour la saison2!

Je recommande à ceux qui le peuvent de lire la série en VO. Vu les échos que j'ai eu sur la VF, vous pourriez être surpris... Le style de Martin est très simple et direct, très agréable et facile à lire. La difficulté est dans le vocabulaire. L'auteur n'utilise pas d'anglais médiéval (hormis dans certains dialogues), mais des termes techniques liés à l'époque sont utilisés : vous apprendrez les différentes parties d'un château fort, d'une armée, d'une armure de chevalier, du costume des dames de la cour... Rien d'insurmontable si vous avez déjà lu de la fantasy ou de l'historique en VO. Sinon... il y a un début à tout ! ;)




L'Assassin Royal, de Robin Hobb

Le seul livre de la sélection qui ne m'a pas particulièrement émerveillée. On m'avait recommandé Robin Hobb, alors j'ai acheté le premier tome de trois de ses séries (je sais, je suis folle^^). Je ne sais pas si je les ai lus au mauvais moment (prépa), en tout cas je n'en garde pas un super souvenir. J'ai apprécié, j'ai arrêté je ne sais plus pourquoi au milieu du tome 2, j'ai démarré autre chose et je n'ai jamais repris. Pourtant je ne le trouvais pas mauvais... juste un peu fade. J'ai préféré le Soldat Chamane (2eme tome toujours dans ma PAL) et les Aventuriers de la Mer (2eme tome même pas acheté pourtant) (quels titres VF affreux!)
Fitz, bâtard d'un prince de la cour, est élevé dans les écuries du château. Un jour cependant, sa famille semble s’intéresser à lui et décide de lui donner une éducation. En fait, le roi Subtil compte faire de lui un assassin pour la famille royale. Pendant que Fitz poursuit son entrainement, des pilleurs du nord se font de plus en plus hostiles et répandent une étrange maladie. Si certains à la cour tentent de faire face à la menace, d'autres sont plus intéressés par les intrigues, et sont décidés à faire de Fitz un pion dans leurs complots.

Il me semble que l'anglais était assez accessible, mais pour tout vous dire je ne m'en souviens pas plus que ça.



Bilbo le Hobbit, de J.R.R. Tolkien

La première fois que j'ai lu Le Hobbit, j'étais en colo, et j'étais tellement dedans que j'ai complètement oublié de me pointer pour les activités. Personne ne m'a dérangée, et je ne me suis rendu compte de l'heure que quand j'ai terminé le livre...
Bien loin du Seigneur des Anneaux, Le Hobbit est un livre plutôt jeunesse, très drôle (surtout au début) mais on y retrouve aussi le goût de Tolkien pour les drames et les grandes batailles (surtout à la fin). Le livre est agréable, malgré des longueurs à certains endroits. Je le relis de temps en temps (en sautant les longueurs) et je le trouve toujours aussi drôle.
J'adore la 1ere page :
"In a hole in the ground there lived a hobbit. Not a nasty, wet hole (...) nor yet a dry, bare, sandy hole with nothing in it to sit down on or to eat : it was a hobbit-hole, and that means comfort. (...) this hobbit was a very well-to-do hobbit, and his name was Baggins.The Bagginses had lived in the neighborhood of the Hill for time out of mind, and people considered them very respectable, not only because most of them were rich, but also because they never had any adventures or did anything unexpected."
Bien sur, Gandalf, Thorin et sa bande de nains vont vite venir mettre un peu le boxon chez le respectable Bilbo Baggins!

Vivement le film! *croise les doigts*

Anglais accessible, rien à voir avec le Seigneur des Anneaux.


Voilà pour ces 7 livres!
Le 8eme, Fils-des-Brumes, je l'ai lu pendant les vacances, la chronique arrive ;)


Et en guise de conclusion :
Sur cette page sont réunis mes auteurs de fantasy préférés, à une exception : Ursula Le Guin est carrément absente de la liste du challenge, et je trouve ça scandaleux!^^
Notons aussi que les auteurs féminins s'en tirent pas trop mal (malgré l’absence scandaleuse de Le Guin) avec (en me basant sur les prénoms pour les auteurs que je ne connais pas) 5 livres sur 20!
J'ai hâte de pouvoir dévorer les autres bouquins de la liste!

samedi 7 janvier 2012

La légende de Drizzt : Terre Natale, Terre d'Exil et Terre Promise, de R.A. Salvatore




Résumé :
Dans les profondeurs de la terre vivent les drow, ce peuple d'elfes noirs connus pour leur cruauté et leurs aptitudes au combat. Il auraient sans doute déjà conquis le monde s'ils ne passaient pas leur temps à se trahir entre eux – toujours dans les règles de l'art, bien sur. Dans la société impitoyable des drow, il n'y a pas de place pour la faiblesse.
Dans la cité drow de Menzoberranzan naît Drizzt Do'Urden, troisième fils d'une maison noble menée d'une main de fer par sa mère, Matrone Malice.
Dès son plus jeune age, Drizzt sait qu'il est différent. Il rejette la violence et l'injustice qui sont le quotidien de son peuple et cherche une vie meilleure. Mais on échappe pas si facilement à Menzoberranzan et à l'ambition de matrone Malice...

Mon avis :
Tout d'abord, merci à mon amie L. pour m'avoir recommandé ces livres ! Il a fallu qu'elle insiste longtemps avant que je me décide à les acheter, mais ça valait le coup.

J'ai du mal à dire pourquoi j'ai autant aimé cette série. Elle a beaucoup de défauts, de fond comme de forme, et pourtant je n'ai pas pu décrocher de ma lecture. L'attente des tomes 2 et 3 a été dure, et les livres avalés en peu de temps à leur arrivée.

Du premier au troisième tome, on couvre les quarante premières années de la vie de Drizzt.
Le premier livre débute avec la naissance du héros, et suit son enfance et sa jeunesse dans la ville drow de Menzoberranzan. Les deux autres nous montrent Drizzt, toujours à la recherche d'un endroit où vivre en paix, parcourir l'Ombreterre puis s'aventurer à la surface.
L'histoire reste assez typique des romans de fantasy, sans suspens intenable ou grand revirements de situation, mais toujours dynamique. On suit avec intérêt la fuite et la quête de Drizzt, avec pour ma part une préférence pour les deux premiers tomes, où l'on évolue en Ombreterre. On y rencontre des espèces plus étranges les unes que les autres, dans un décor inhabituel (du moins pour moi, qui ne joue pas beaucoup aux jeux de rôle). Après ça, la surface n'a semblé trop familière...

J'ai globalement apprécié les personnages, même si on ne peut pas dire qu'ils aient beaucoup de profondeur. C'est d'ailleurs sans doute à cause de ce manque de profondeur que j'ai préféré de beaucoup les drow du premier livre, cruels et calculateurs, aux humains, nains et elfes du 3eme, qui sont des personnages de fantasy assez classiques. J'aurai voulu voir plus souvent la famille de Drizzt.
Le personnage de Drizzt est assez réussi, sans pour autant échapper à bon nombre de clichés de la fantasy. Il est doué en tout, particulièrement au maniement des armes, ce qui permet des scènes de combat nombreuses et intenses. J'ai craint après le premier livre que Drizzt ne trouve jamais d'ennemi à sa taille, et que cela rende les livres ennuyeux. Ça n'a pas été le cas, en grande partie parce que l'objectif de Drizzt n'est pas de ceux qu'on atteint à la pointe de l'épée.
Drizzt a aussi la particularité d'être un des rares drow à avoir un minimum de principes moraux. C'est la caractéristique qui déclenche toute l'histoire, et qui, je suppose, est censée nous le rendre sympathique. Ça n'a pas marché pour moi : je me demande toujours d'où il peut bien tirer ces principes, élevé comme il l'a été. Il semble être né avec, sans raison.
J'ai aussi eu beaucoup de mal à ressentir la relation entre Drizzt et Gwenhwyvar la panthère, du moins dans le premier livre.
Étrangement, j'ai trouvé que malgré ces défauts le personnage restait tout de même attachant. Et puis, il a toujours la classe, la grande classe. Ça aide.^^

Quand à l'écriture, la façon dont l'auteur répète certaines informations comme si le lecteur n'était pas capable de s'en rappeler d'un chapitre sur l'autre m'a un peu agacée, mais à part ça le roman reste fluide et agréable. Le rythme est là et on sent que l'auteur s'est régalé pour les scènes de combat.

En bref :
Je ne m'attendais pas à autant aimer cette trilogie. Un monde plein de monstres pas beaux, de sabreurs virtuoses et de magie toujours présente, bref de la fantasy à la donjons et dragons... J'ai trouvé beaucoup de défauts à cette série et pourtant j'ai été emportée et j'ai eu beaucoup de mal a poser les livres. Je ne sais pas ce qui m'a fait accrocher aussi bien. En tout cas c'est 3 dragons pour cette série, je la recommande !



Lire en anglais :
On m'a dit que la traduction de cette trilogie n'était pas toujours très bonne... Si vous avez un certain niveau d'anglais, vous pouvez tenter la VO. L'anglais ne m'a pas paru trop difficile pour un roman de fantasy. Vous pouvez lire un extrait ici pour vous faire une idée.